Que ce soient les multinationales, les pays riches ou ceux disposant de peu de terres agricoles productives, tout le monde se jette sur les terres pour s’assurer la possibilité de produire les matières organiques nécessaires à la production d’énergie et en particulier d’agro-carburant.

Et tant pis pour le milliard d’humains qui a faim.

D’abord satisfaire les besoins de ceux qui savent payer, de ceux qui disposent de voitures.

Cette direction, l’Europe l’a prise elle aussi en imposant l’introduction d’un pourcentage croissant de biodiesel dans le carburant.

Plusieurs dangers à ce choix politique :

  • ·Il n’encourage pas la réduction des km parcourus en voiture individuelle et ne prépare pas la population à DEVOIR le faire lorsque, dans 10 ou 15 ans, les carburants seront vraiment devenus un luxe.
  • ·Il contribue à augmenter la pression sur les terres qui devraient être laissées à la régénération de la biodiversité et à l’augmentation de la productivité à l’hectare et donc renforce l’industrialisation de l’agriculture, alors que celle-ci devrait redevenir l’affaire des paysans, des agriculteurs, des fermiers autrement dit d’hommes et de femmes qui savent comment respecter la terre.
  • ·Comme déjà évoqué, cette tendance aggrave la pression à la hausse des prix des matières agricoles et augmente le nombre des humains qui ne peut plus se nourrir.

L’alternative, c’est la mobilité collective et la mobilité douce, la marche et le vélo et, comme c’est le cas à Plombières, de mettre l’accent pour les courts déplacements comme le prévoit le Plan communal de développement rural (PCDR), sur un riche réseau de chemins entre les quartiers et les villages.

                                                                                                 J.M. Lex

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